jeudi suggestion
3 mai 2012Pigeon a un oeil sur toi – 17
2 mai 2012mercredi photographie: Viviane Sassen
2 mai 2012mardi de jérôme: Urs Fischer
1 mai 2012Urs Fischer’s artistic practice is founded on a consideration of the nature of substances, the act of making, and the unpredictable processes that can result from combining the two. With an extraordinarily wide range of materials—Styrofoam, clay, mirrors, fruit, wax, wood, glass, paint, sawdust, and silicone, to name a few—he resuscitates art historical genres such as still lifes, nudes, portraits, and landscapes in potent sculptures that reflect the complexity, wonder, and banality of everyday life. His works reverberate with material transformation and decay as well as with poetic internal collisions and contradictions that cause his sculptures to oscillate between seeming beautiful or ugly, elegant or awkward, graceful or burdened.
Source: Whitney Biennial

ostie de lundi; BOMB Magazine
30 avril 2012Revelations happen in conversations. They make art and literature more accessible, not only to the reader, but to the artists themselves.
BOMB Magazine, a nonprofit publication, delivers the artist’s voice through in-depth interviews between artists working across genre and media—collaborations that reveal their ideas, concerns, and creative processes through carefully developed dialogue—now and for posterity.
Named after Wyndham Lewis’s influential 1914 journal Blast, BOMB Magazine was launched in 1981 because its founders saw a disparity between the way artists talked about their work among themselves and the way it was described by critics. As a result, BOMB reinvented the question-and-answer format, developing an editorial method that delves deep into theory and practice, helping complex discussions to emerge. Like Blast, BOMB is edited by artists and writers.
Celebrating its 31st year, BOMB pairs artists in conversation based on the relevance of their work to one another and nuances of personality. We transform lively, raw conversation into intellectually stimulating, yet immediate exchanges available on multiple platforms and across the web.
Vendredifférent: L’engagement nuisible, ou le «conscious washing»
27 avril 2012Je méditais hier sur ce que je pourrais bien écrire ici aujourd’hui. Comme j’aime le vide pour réfléchir, j’ai ouvert TVA. Malheureusement pour moi, on y présentait mon émission humoristique préférée: Denis Lévesque. J’adore ce gars. J’ai pas trop compris comment il s’est rendu à la tête de l’émission de fin de soirée du plus grand réseau privé du Québec. Lui non plus visiblement. Il joue clairement un ou deux niveaux au-dessus de sa ligue. S’il n’est pas le seul à vivre «intellectuellement au-dessus de ses moyens», Lévesque se distingue par son rien-à-foutrisme. Il s’en sâcre d’être tout croche, de pas faire ses recherches, de dire n’importe quoi, d’inviter n’importe qui. Je compile d’ailleurs pour une future chronique ici un «best of» des moments forts de l’animateur. Lâche pas, Denis.
Donc Mario Jean était l’invité. J’ai pas vraiment de joke à faire là-dessus. Un gars comme un autre qui en fait rire d’autres, pareils à lui, avec l’absurdité et l’invraisemblance de leur quotidien, qu’ils acceptent de remettre en question seulement sous le couvert de l’humour, deux heures à la fois.
Bref Mario Jean là était là pour parler de son nouveau DVD. Le «gros nounours» a «sorti les griffes» là-dessus apparemment. Concrètement, ça veut dire qu’il parle de sujets «engagés», comme «la politique», les «routes du Québec» et «la corruption». Quand Mario Jean devient un artiste engagé, on peut officiellement dire que le mot ne veut absolument plus rien dire.
La plus-value de passer des commentaires sociaux à travers du contenu cultuel a connu des sommets au milieu des années 2000, avec Loco Locass et Les Cowboys fringants qui dominaient l’(anti)-star-system québécois. Mes Aïeux ont été redécouverts quand l’étoile des premiers a pâli. Les Zapartistes ressortaient une forme d’humour qu’avait finit d’enfouir l’École nationale de l’humour dans les années 90.
Ça a comme allumé bien du monde sur l’intérêt (financier entre autres) de paraître concerné. Au même moment où les grandes bases du «greenwashing» étaient jetés par les manufacturiers soudainement verts, il y se passait ici une forme particulière de «lavement aux opinions» de la culture.
Comme avec les vrais produits «verts», cette nouvelle manne d’artistes qui se découvraient des opinions a nécessairement noyée ceux qui le faisaient déjà, mieux. L’avantage comparatif de l’opinioneux a fondu, en même temps que la capacité, il semble, de discerner le bien fait du mauvais. Peu importe ce que tu dénonces et comment tu le fais, tu feras partie de la tranche «engagée» de la classe artistique québécoise, te garantissant au moins quelques points chez les critiques les plus méchants et au moins un sujet de conversation pendant les interviews.
Or, pour s’engager sur un sujet, il faut minimalement savoir où tu t’en vas (j’ai dû notamment, écouter des extraits du spectacle de Jean avant de pondre ceci). Avoir un point de vue, des connaissances, une expérience qui permet d’en exprimer un peu plus que ce que ton voisin pourrait dire. À noter: rouler dans un nid-de-poule ne constitue pas un savoir suffisant pour discuter des choix d’investissements en infrastructures du Québec.
La clémence de ceux qui n’ont pas osé dénoncer la soudaine conversion malhabile à «l’engagement» des humoristes et chanteurs à piton pré-fabriqués a mené tout droit à William Deslauriers, le cul-de-sac du «conscious washing». À noter: lire le journal ne constitue pas une expérience suffisante pour commenter «l’état du monde».
VIDÉO: WILLIAM DESLAURIERS – JE LÈVE MON VERRE
J’ai déjà parlé de [Megafon] sur 10kilos, un groupe qui représente un danger plus grand que l’insipidité des commentateurs de vent académisés. Ces tarla sont si maladroits que leur tentative de dénoncer l’intimidation s’est retourné contre eux. Ridiculisés sur le web, sans l’élan nécessaire pour rejoindre les épais qui les auraient accueillis sans sens critique, [Megafon] a tiré vers le fond avec eux la cause, noble, qu’il prétendait défendre. Ainsi, au lieu d’apporter un peu de ludisme à un discours social, qui aurait ensuite porté la cause vers un plus grand nombre d’oreilles, ces charlatans l’ont mal marchandé, et elle a l’air maintenant du dernier vieux chou de l’étalage.
VIDÉO: [MEGAFON] – GOUFFRE-DOULEUR
C’est un cas dont les groupes de pression devraient tirer des leçons, et qui devrait servir de prétexte pour critiquer plus (ou)vertement qui parle de eux, et comment.
Fanny Bloom et SPG LePigeon
27 avril 2012aussi, juste avant la fin 2011, il y a eu ces shootings avec Fanny Bloom et la bande chez Grosse Boîte pour le nouvel album « Apprentie Guerrière« :
foto: SPG LePigeon
assistés de: Rébecca Laurier & Sophia Belhamer
direction artistique: Soleil Denault
styliste: Stef Lal
jeudi suggestion
26 avril 2012Ariane Moffatt et SPG LePigeon II
25 avril 2012pour l’album « MA » et le matériel promo, notre dernière série en n&b avec Ariane Moffatt.
foto: SPG LePigeon
stylisme: Melissa Matos
hair & make up: Jessica Cohen
Heather Culp
25 avril 2012Heather Culp is a recent graduate from the Art Center College of Design of California and she now resides in New York City.


















































